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Le Barbera
On trouve du Barbera dans toute l’Italie. Dans sa région natale, le Piémont, ce cépage est en général vinifié à l’état pur, alors que dans les autres régions, on l’associe souvent à d’autres cépages.
Il s’agit d’une variété vigoureuse qui prospère sur les terrains sablonneux et argileux; toutefois, beaucoup de producteurs pensent qu’il pourrait donner des résultats très élégants sur des terrains riches en calcaire et situés à des latitudes tempérées.
Longtemps considéré comme un vin adapté à toutes les circonstances, le Barbera fut utilisé comme cépage de coupage, afin de mettre sur les tables des vins plus gouleyants.
Son acidité -de moyenne à élevée-, la densité de sa couleur, la présence de tanins-plus ou moins basse- et son extrême versatilité ont fait en sorte que, dans le passé, les producteurs l’ont élaboré dans des versions très disparates: semi-mousseux, vin nouveau et même blanc. Il est cité pour la première fois au VIème siècle, dans les cadastres de Chieri et de Nizza, mais ce fut par la suite Gallesio qui l’appela Vitis vinifera montisferratensis afin que ce raisin soit reconnu comme typique du Montferrat; c’est-à-dire de ce territoire dont Asti est le chef-lieu, et où le cépage Barbera occupe plus de 20.000 hectares, à une altitude variant de 200 à 500 mètres.
Selon une récente interprétation, son nom vient du regroupement de deux mots: barba, terme que l’on utilise pour décrire son système de racines très complexe, et albéra, terme dialectal qui indique les sites boisés où l’on planta des vignes à la place des grands arbres.
Les vins obtenus du cépage Barbera ont en général une robe rouge rubis avec des veines pourprées. Ils se présentent vineux et frais à l’odorat, avec des arômes moelleux de prune qui ravissent le palais. Les meilleures versions, ayant vieilli en barriques savent être somptueuses, denses, riches et raffinées avec des notes de fruits chauds et épicés, qui se déploient agréablement au nez et au palais.
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